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"Si nous parvenions à réduire ces dépendances, nous aurions moins la peur au ventre"

Marek Hudon (ULB) pointe la fragilité persistante de l'Europe à chaque choc géopolitique. Comment en sortir?

Le détroit d’Ormuz est un point névralgique du commerce mondial: 20% du pétrole mondial y transite.
Le détroit d’Ormuz est un point névralgique du commerce mondial: 20% du pétrole mondial y transite. ©AFP

Pour Marek Hudon, professeur à la Solvay Brussels School of Economics and Management, la guerre en Iran met une nouvelle fois en lumière, après d'autres crises, la vulnérabilité économique de l'Europe. "Un sursaut s'impose", dit-il. Entretien.

Cette guerre au Moyen Orient démontre à nouveau notre dépendance économique dans un certain nombre de domaines, comme cela a été le cas lors d'autres chocs géopolitiques…

Oui, en effet. Il y a huit mois, la dernière crise iranienne démontrait déjà à quel point nous étions dépendants, pour nos approvisionnements, de ces quelques kilomètres du détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole et du gaz au niveau mondial. Un peu comme le canal de Panama, ce goulot d'étranglement a un impact géostratégique majeur jusque dans nos pompes à essence sur le prix de nos carburants, via la hausse des prix du pétrole.

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